Nouvelles exigences de la norme IATF 16949:2016

Des changements majeurs sont à considérer dans la nouvelle version de la norme IATF 16949:2016.  Lisez nos prochains  blogues sur les clauses les plus affectées par la nouvelle version de la norme.  Voici un aperçu des premiers changements :

Nouvelle notion reliée à la Sécurité du produit

 L’organisme doit disposer de processus documentés pour la gestion des produits et des processus  de fabrication liés à la sécurité des produits, en tenant compte des exigences légales et réglementaires, des approbations spéciales des AMDEC produit, de l’identification des caractéristiques liées à la sécurité du produit et donc du même point de vue, des caractéristiques  liées à la sécurité au stade de la production et des plans de réactions associés.

Le processus doit comporter la définition des responsabilités, du processus d’escalade et du flux d’informations, incluant la direction et la notification au client, les liens avec les formations requises, l’analyse de l’impact des modifications sur ces aspects sécuritaires ,  le transfert des exigences tout au long de la chaîne d’approvisionnement, la traçabilité du produit par lots de fabrication ainsi que les enseignements tirés des lancements de nouveaux produits.

Exigence très élaborée sur les Plans d’urgence

 Les notions associées aux plans d’urgences sont maintenant beaucoup plus prescriptives !  L’organisme doit structurer/identifier et maîtriser son analyse de risques (internes et externes) pour tous les processus de fabrication et les équipements d’infrastructure essentiels,  définir les plans d’urgence en prenant en compte de ces risques et leurs impacts sur les clients.

Les plans d’urgence doivent assurer la continuité d’approvisionnement dans l’éventualité de n’importe laquelle des situations suivantes: défaillances d’un équipement-clé, interruption due à des produits, à des processus ou à des services fournis par des prestataires externes, catastrophes naturelles récurrentes, incendies, interruptions de la livraison de certains services “publics” (eau, électricité, gaz, …), pénurie de main-d’œuvre, perturbations d’infrastructures ;etc.

Le processus doit aussi inclure une notification permettant d’informer le client et les autres parties intéressées de l’ampleur et de la durée de toute situation impactant les opérations du client.  Évidemment, l’efficacité devra être testée périodiquement (par exemple, simulations) et passés en revues (au minimum annuellement) avec une équipe pluridisciplinaire incluant la direction pour procéder aux mises à jour nécessaires ;

Enfin les plans d’urgence devront aussi inclure des dispositions pour valider que le produit fabriqué continue de répondre aux spécifications du client après le redémarrage de la production suite à une situation d’urgence dans laquelle la production a été arrêtée sans respecter les procédures régulières d’arrêt.

Clause beaucoup plus élaborée concernant la Planification relative aux usines, aux installations et aux équipements

Outre l’aspect multidisciplinaire, l’organisme doit utiliser un système d’identification et de réduction des risques pour la conception et l’amélioration des plans d’une usine, d’une installation et d’un équipement. L’emphase est toujours de mise sur le flux synchronisés et l’utilisation à valeur ajoutée de la superficie.

Des méthodes doivent être développées et mises en œuvre pour évaluer la faisabilité de la  fabrication de nouvelles pièces, de nouvelles opérations, ou de modifications d’activités existantes (par exemple, la planification du capacitaire).

L’organisme doit maintenir l’efficacité des processus, y compris par la réévaluation périodique des risques, afin d’intégrer tous les changements réalisés pendant l’approbation des processus, la mise à jour du plan de surveillance et la vérification de la mise en état des postes de travail.

 Et voilà !  Nouvelle exigence sur la Compétence des auditeurs internes et de seconde partie

L’organisme doit maintenant documenter un processus pour vérifier les compétences des auditeurs internes sur la base de toutes les exigences spécifiques du client afin de démontrer qu’ils possèdent, au minimum, les compétences reliées à l’approche processus, y compris l’approche par les risques, la compréhension des exigences spécifiques client et  de la norme, les compétences associées à la compréhension des exigences pour l’utilisation des outils de base (“outils de base” soit “core tools” en anglais) applicables au domaine d’application de l’audit ( et outils reliés aux audits de procédés) et leur compréhension de la façon de planifier et conduire un audit, rédiger un rapport d’audit et clore les constats d’audit.

Quand des formations sont dispensées pour acquérir ces compétences, des informations documentées doivent être conservées pour démontrer les compétences du formateur vis-à-vis des exigences mentionnées plus haut

Compétence des auditeurs seconde partie

 Puisque la norme exige maintenant d’effectuer des audits de seconde partie, des exigences sont donc applicables pour démontrer la compétence des auditeurs qui réalisent des audits seconde partie .Les auditeurs seconde partie doivent répondre aux exigences spécifiques des clients concernant la qualification des auditeurs et démontrer qu’ils possèdent, au minimum, les compétences mentionnées ci-dessus pour les audits internes!

D’autres information seront disponibles sous peu…..

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